Nouvelle de dernière heure concernant la recherche sur le cancer de l'ovaire

08 septembre 2010



Cancer de l’ovaire Canada et GOC souhaitent féliciter les membres de l’équipe de recherche d’avoir traduit leur recherche en cours sur le lien entre les trompes de Fallope et le cancer de l’ovaire en recommandation de pratique clinique.

 

Cancer de l’ovaire Canada est fier d’appuyer le programme OvCaRe et la banque de tissus de cancer ovarien dans le cadre de son programme de financement de la recherche.

Suite – lien vers le communiqué de presse complet

Des chercheurs dans le domaine du cancer de l’ovaire demandent des changements de pratique clinique pour protéger contre le cancer de l’ovaire : la mortalité pourrait être réduite de 50 pour cent sur 20 ans.

Des gynécologues oncologues du programme de recherche sur le cancer de l’ovaire à l’Hôpital général de Vancouver (VGH) et au BC Cancer Agency ont lancé une importante campagne qui devrait réduire les décès causés par le cancer de l’ovaire.

Ils demandent à tous les gynécologues de Colombie-Britannique de modifier la pratique chirurgicale actuelle pour effectuer l’ablation complète des trompes de Fallope lors d’une hystérectomie ou d’une ligature des trompes. La pratique actuelle consiste à laisser les trompes de Fallope en place lors de plusieurs types d’hystérectomie et de ligature des trompes. C’est une question de convention, ce n’est pas une nécessité.

La demande résulte d’une nouvelle recherche du programme de recherche sur le cancer de l’ovaire menée au VGH et au BC Cancer Agency.

Dr Fung-Kee-Fung, Président de la Société de gynéco-oncologie du Canada commente les résultats :
« La suggestion de la division de gynécologie oncologique de l’Université de Colombie-Britannique à Vancouver est très intéressante et promet d’avoir un impact sur le cancer de l’ovaire à long terme. Leur proposition est fondée sur ce que nous avons découvert au cours des 5 à 10 dernières années, soit que tous les cancers de l’ovaire ne se comportent pas de la même façon ou n’ont pas la même origine. Il existe des variations dans l’agressivité et la mortalité pour les cinq types différents de cellules histologiques de cancer de l’ovaire, dont le plus répandu est appelé “histologie séreuse”. Des recherches récentes menées par le groupe de Vancouver et d’autres ont révélé que ces cancers séreux débutent la plupart du temps dans les trompes de Fallope plutôt que dans les ovaires. Ce sous-type est également le plus répandu (60 %) et aussi l’un des plus mortels.

Tel que suggéré par les Drs Finlayson et Miller de Vancouver, l’ablation des trompes de Fallope lors de l’intervention chirurgicale soit pour l’ablation de l’utérus en conservant les ovaires ou lors de la ligature des trompes peut en fait réduire le risque de développer un type de cancer de l’ovaire particulier (séreux) chez cette personne. Cette procédure constitue un ajout relativement simple à l’opération prévue et devrait représenter un risque minime pour la patiente si elle est effectuée par un gynécologue spécialisé dans ce domaine.

GOC souhaite féliciter ses membres du groupe de Vancouver d’avoir traduit leur recherche en cours en recommandation de pratique clinique et de l’avoir par la suite présentée à la communauté dans le cadre d’un programme d’éducation provincial. Ce programme, lorsqu’il sera diffusé dans l’ensemble du Canada, pourrait prévenir un type de cancer de l’ovaire, sans doute le plus virulent de tous, chez de nombreuses femmes.

GOC se réjouit de collaborer avec tous ses membres pour raffiner la recherche dans ce domaine et définir des stratégies optimales et sécuritaires pour mettre en œuvre ces recommandations. »