Récidive

Environ 80 pour cent des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire connaissent une rémission. Toutefois, on ne sait jamais si le cancer va réapparaître, ou dans combien de temps cela pourrait se produire. Toutes les femmes qui ont reçu un diagnostic de cancer se posent ces questions sans réponse. Renseignez-vous sur la rémission et la récidive et obtenez le soutien dont vous avez besoin.

Rémission

La Société canadienne du cancer définit la rémission de la façon suivante : Une diminution ou la disparition des symptômes du cancer. Dans le cas d’une rémission partielle, certains symptômes du cancer, mais pas tous, disparaissent. Dans le cas d’une rémission complète, tous les symptômes du cancer disparaissent, même si le cancer peut encore être présent dans le corps.

Environ 80 pour cent des femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire connaissent une rémission. Une chirurgie de réduction tumorale effectuée par un gynécologue oncologue favorise une meilleure réaction à la chimiothérapie et, par conséquent, une rémission plus longue.

On ne sait jamais si le cancer va réapparaître, ou dans combien de temps cela pourrait se produire. Mais le taux de survie augmente avec les progrès en matière d’agents chimiothérapeutiques et d’interventions chirurgicales.

La fin du traitement peut être difficile, dans un premier temps. Vous pouvez ressentir de l’angoisse, vous sentir perdue ou inquiète au sujet des malaises et des douleurs qui pourraient signaler une récidive. Vous pouvez également éprouver certains effets indésirables après le traitement.

De plus, de nombreuses femmes atteintes d’un cancer de l’ovaire, tout comme d’autres cancers, ont l’impression que l’expérience de composer avec un diagnostic dévastateur et une maladie grave les a profondément changées.

Toutefois, de très nombreuses survivantes du cancer poursuivent une vie longue et productive après leur traitement.

Récidive

Des symptômes comme les brûlures d’estomac, les problèmes intestinaux ou les saignements vaginaux peuvent signaler une récidive. Bien que des études portant sur l’analyse du CA125 pour le suivi des récidives révèlent peu d’avantages en termes de survie, si votre niveau de CA125 dans le sang était élevé au moment du diagnostic, votre médecin pourrait envisager la possibilité d’utiliser cet examen pour surveiller une récidive éventuelle. Cependant, même si le niveau de CA125 dans votre sang est élevé, il se peut que vous vous sentiez bien et que vous n’éprouviez aucun symptôme. Même l’examen physique ou l’imagerie médicale peuvent être incapables de déterminer le site d’une récidive. Des femmes atteintes du cancer de l’ovaire ont affirmé que l’analyse du CA125 les aidait à calmer leur angoisse. Vous devriez discuter avec votre gynécologue oncologue de l’opportunité d’utiliser l’analyse du CA125 ou de se fonder sur les symptômes pour surveiller une récidive éventuelle.

  • La situation a changé au cours des dix dernières années au sujet des possibilités de traitement dans le cas d’une récidive :
  • Le temps écoulé entre la fin de la première série de traitements et la récidive (appelé survie sans progression).
  • Si le cancer réapparaît moins de six mois après le traitement standard au Taxol et au carboplatine, il est probable que le carboplatine n’a pas été efficace (c’est ce qu’on appelle la résistance aux sels de platine) et que des solutions de remplacement seront nécessaires pour traiter la récidive.
  • Si un délai de six à douze mois s’est écoulé entre la fin du traitement et la récidive, on peut envisager à nouveau l’utilisation des sels de platine.
  • Si le délai est supérieur à douze mois, il est fort probable que des sels de platine seront prescrits à nouveau.
  • Les sels de platine sont généralement le traitement de premier recours, mais s’il survient une nouvelle récidive (3e ou 4e), plusieurs solutions sont alors possibles.
  • Il est important de tenir compte des effets indésirables, par exemple la neuropathie, dans le choix d’agents chimiothérapeutiques.
  • Il pourrait être approprié d’explorer les possibilités d’essais cliniques.
  • Généralement, la chimiothérapie par voie intrapéritonéale n’est pas utilisée dans les cas de récidive, en raison de la possibilité d’adhérences qui en limite l’efficacité.
  • On peut envisager une intervention chirurgicale (réduction tumorale secondaire) si la chimiothérapie est terminée depuis longtemps (plus de douze mois) et que la nouvelle tumeur est localisée. S’il existe des métastases au foie, la chirurgie est rarement possible.

Stratégies d’adaptation

Si vous vivez une récidive du cancer de l’ovaire, vous éprouverez de nombreuses émotions en essayant de vous adapter à cette nouvelle réalité. Ces émotions pourront resurgir à différents moments au cours du cycle de la maladie.

À la suite du diagnostic, vous pouvez éprouver un choc ou un sentiment d’incrédulité, une incapacité à faire face à ce qui vous arrive. Cela peut être suivi par de la colère, des tentatives de « négociation » ou de la culpabilité, puis de la dépression.

Vous parviendez enfin à l’acceptation, qui vous permettra de continuer à lutter et de conserver une attitude positive. Nous avons tous une capacité remarquable à nous adapter, même aux situations les plus pénibles, et à trouver l’espoir et le courage de continuer à faire face à la maladie.

Nous parvenons à l’acceptation et développons des mécanismes d’adaptation à toutes les étapes; c’est pourquoi on associe souvent la maladie à un « parcours ». De nouvelles expériences, de nouvelles façons de penser peuvent devenir des occasions de découverte de soi et de croissance sur le plan émotif.

Cliquez ici pour découvrir des stratégies afin d’élaborer un plan.

Ressources complémentaires

Veuillez consulter le site YouTube de Cancer de l’ovaire Canada pour écouter l’excellent exposé du Dr Christopher Giede Si le cancer revient au sujet des récidives de cancer de l’ovaire.
www.youtube.com/OvaireCanada (en français)
www.youtube.com/OvarianCancerCanada (en anglais).

Le National Comprehensive Cancer Network (aux États-Unis) fournit des recommandations pour le traitement du cancer de l’ovaire. Bien que ce document soit technique puisqu’il s’adresse à des professionnels de la santé, il offre un aperçu clair des possibilités de traitement.
http://www.nccn.org/professionals/physician_gls/f_guidelines.asp

Information très utile de l’American Cancer Society :
http://www.cancer.org/docroot/MLT/content/MLT_4_1x_When_Your_Cancer_Comes_Back_-_Cancer_Recurrence.asp?sitearea=MLT

Société canadienne du cancer – livret d’information sur le site francophone : Faire face au cancer : Un guide à l’intention des personnes atteintes de cancer et de leurs aidants. Cette brochure s’adresse aux personnes qui ont reçu un diagnostic de cancer ainsi qu’à ceux et celles qui en prennent soin. 

AUTRES CONSIDÉRATIONS – SOINS PALLIATIFS

À un certain moment de l’expérience du cancer de l’ovaire, les soins palliatifs peuvent devenir la meilleure solution.

L’Association canadienne des soins palliatifs (CHPCA) définit les soins palliatifs comme « des soins qui visent à soulager la souffrance, à améliorer la qualité de vie et à accompagner vers le décès ».

L’agence de soins palliatifs de votre collectivité peut fournir des services importants à vous et à vos êtres chers. Les soins palliatifs peuvent comprendre :

  • De l’aide pour gérer la douleur et les autres symptômes éprouvants
  • Du soutien au plan social, psychologique, émotif et spirituel
  • Du soutien aux soignants
  • De l’aide pour décider du type de soins que vous désirez et des conseils sur votre plan de soins


L’équipe de soins palliatifs peut comprendre :

  • Des infirmières spécialisées en soins palliatifs, votre médecin de famille, un médecin spécialisé en soins  palliatifs, un travailleur social, un conseiller spirituel, un pharmacien, etc.
  • Des bénévoles qui peuvent vous tenir compagnie, soulager vos soignants et assurer votre transport.
  • Des nutritionnistes, des physiothérapeutes, des ergothérapeutes, des préposés au maintien à domicile, etc.

Les soins palliatifs peuvent être offerts à la maison, à l’hôpital, dans des établissements de soins de longue durée et dans des hospices. Pour connaître les choix disponibles dans votre collectivité, consultez www.chpca.net.