Les programmes de stages contribuent à attirer de nouveaux gynécologues-oncologues au Canada

12 janvier 2012




 

Une initiative conjointe de Cancer de l’ovaire Canada et de la Société de gynéco-oncologie du Canada permet d’attirer un nombre croissant de nouveaux médecins vers la gynécologie oncologique, sous-spécialité vouée au traitement des cancers gynécologiques, dont le cancer de l’ovaire. À ce jour, le programme a poussé sept médecins résidents à choisir cette sous spécialité. Quatre d’entre eux pratiquent déjà, alors que les trois autres complètent actuellement un stage postdoctoral en gynécologie oncologique.

La bourse Galloway pour les stagiaires en gynécologie oncologique – nommée en l’honneur de Bruce Galloway, ancien président du conseil d’administration de Cancer de l’ovaire Canada – est une bourse de 1 500 $ pour le transport et l’hébergement des résidents en obstétrique et gynécologie qui choisissent d’effectuer un stage en gynécologie oncologique. Grâce à cette bourse, les résidents ont accès à divers centres de traitement du cancer au Canada comme aux États-Unis, où ils peuvent effectuer un stage d’un mois sous la direction d’équipes de gynécologues oncologues. Le but d’un tel projet est d’encourager les futurs médecins à choisir cette sous-spécialité et de les amener à demeurer au Canada après leurs études.

Elisabeth Ross, directrice générale de Cancer de l’ovaire Canada, se dit « enchantée qu’un programme si abordable puisse avoir un impact véritable sur le recrutement de nouveaux gynécologues-oncologues ».

« Ce projet va de pair avec notre objectif d’offrir aux femmes le meilleur traitement possible, au moment où elles en ont réellement besoin. D’après mes discussions avec mes collègues dans différents pays, le programme m’apparaît être unique. Je n’ai eu vent d’aucune autre initiative vouée à attirer les jeunes médecins vers cette sous-spécialité. »

Des 12 résidents qui ont reçu 17 bourses Galloway pour effectuer un stage en gynécologie oncologique, quatre complètent actuellement leur résidence. La Société de gynéco-oncologie du Canada et Cancer de l’ovaire Canada ont bien hâte de connaître leurs choix de carrière finaux. À ce jour, un seul résident inscrit au programme a choisi de ne pas poursuivre dans cette sous-spécialité.

Les derniers récipiendaires de la bourse ont vécu des expériences de stages extraordinaires dans des hôpitaux et des centres de traitement du cancer de Toronto et de Vancouver.

La Dre Jeanelle Sabourin de l’Université de l’Alberta fait partie du nombre des stagiaires satisfaites. Elle affirme d’ailleurs être « plus que jamais convaincue que la complexité des problèmes et l’évolution des connaissances et des découvertes dans ce domaine me réservent une carrière diversifiée et stimulante, satisfaisante aussi bien au point de vue professionnel que personnel ». (Cliquez ici pour en savoir plus sur l’expérience de stage de la Dre Sabourin ainsi que sur celle de Dr Dan Kiely, de l’Université de Calgary).

La bourse Galloway a été créée en 2006 afin de s’assurer que toutes les Canadiennes atteintes d’un cancer gynécologique aient accès aux soins d’un gynécologue oncologue. Chez les patientes atteintes d’un cancer de l’ovaire, des recherches prouvent que la chirurgie a de meilleurs résultats lorsqu’elle est réalisée par un gynécologue oncologue plutôt que par un autre spécialiste.

En raison du vieillissement de la population, la Société de gynéco-oncologie du Canada s’attend à ce que l’incidence des cancers gynécologiques augmente de 47 % entre 2001 et 2014. Avant l’arrivée des programmes de stages, on prévoyait que si le nombre de résidents en obstétrique et gynécologie choisissant de se diriger vers la gynécologie oncologique demeurait stable, il serait impossible de continuer à répondre à la demande en soins dans ce domaine. À l’heure actuelle, 86 gynécologues-oncologues travaillent au Canada.

La gynécologie oncologique est une sous-spécialité exigeant cinq années de formation de spécialisation en obstétrique et gynécologie, suivies de deux ans de formation supplémentaire en traitement du cancer. En plus de travailler dans les centres de traitement du cancer et de prodiguer des soins aux femmes atteintes de cancers gynécologiques, les gynécologues-oncologues sont souvent appelés à enseigner dans les universités et à contribuer à la recherche.