Le dépistage précoce du cancer de l’ovaire est l’une des priorités centrales de Cancer de l’ovaire Canada, parce qu’il a le plus d’impact sur les chances de guérison des femmes atteintes de la maladie. Cancer de l’ovaire Canada se concentre principalement sur le financement de projets qui fournissent des occasions de recherche et qui soutiennent les chercheurs qui travaillent dans ce domaine.
Cancer de l’ovaire Canada organise un concours annuel ouvert à tous les chercheurs du Canada en vue du financement de projets pilotes visant particulièrement le dépistage précoce ou la prévention du cancer de l’ovaire. Les demandes de subvention sont évaluées par un groupe d’experts en recherche et cinq subventions d’une valeur maximale de 30 000 $ chacune sont accordées.
2010
Financement temporaire COC-IRSC pour le cancer de l’ovaire
L’objectif de cette entente est d’offrir un financement temporaire d’un an (d’un montant maximum de 100 000 $) pour des demandes de subvention de fonctionnement pour la recherche sur le cancer de l’ovaire qui sont hautement cotées et admissibles au financement, mais non financées dans le cadre du concours d’octroi de subventions de fonctionnement des IRSC de septembre 2010. L’objectif de ces subventions de fonctionnement temporaires est de financer des propositions de recherche prometteuses ou d’assurer le maintien d’excellents programmes de recherche jusqu’à ce que le chercheur principal ait soumis une nouvelle proposition de recherche, sans risquer de ralentir le projet ou de perdre du personnel ou des stagiaires.
2009
Cancer de l’ovaire Canada a reçu 13 demandes de subvention. L’organisation a pu octroyer cinq subventions totalisant 150 000 $.
Les micro-ARN (miARN) pourraient constituer des biomarqueurs novateurs et non invasifs d’intérêt clinique pour un dépistage précoce du cancer de l’ovaire épithélial à partir d’analyses sanguines
Le cancer de l’ovaire épithélial est la principale cause de mortalité liée aux cancers gynécologiques en raison de la nature asymptomatique de la maladie, de l’absence de marqueurs pour le dépistage précoce et de l’apparition d’une résistance aux traitements actuels de chimiothérapie. Ce projet pilote permettra de valider cette hypothèse. Université Laval.
Le cancer de l’ovaire de sous-type séreux (le sous-type le plus courant) pourrait se développer à partir de manifestations plus bénignes de la maladie, comme des tumeurs ovariennes bénignes ou à la limite de la malignité
Les origines du cancer de l’ovaire sont encore mal connues. Toutefois, les preuves de ce type progression des tumeurs ne sont que circonstancielles. Grâce à une nouvelle technologie appelée Illumina BeadArray, ce projet permettra d’étudier les anomalies génomiques détectées dans les tumeurs ovariennes séreuses à la limite de la malignité et dans les tumeurs bénignes. Il s’agit du projet le plus ambitieux à ce jour portant sur ce type de tumeurs; il permettra notamment d’étudier certains aspects de la progression du cancer et d’identifier des marqueurs possibles pour le dépistage précoce de la maladie. Institut de recherche du Centre universitaire de santé McGill et Université McGill.
Pendant la phase de croissance initiale d’une tumeur ovarienne, une réaction s’apparentant au processus de cicatrisation serait déclenchée. Ce processus pourrait servir à élaborer une stratégie de dépistage à partir de biomarqueurs à un stade précoce du cancer de l’ovaire
Pour vérifier cette hypothèse, on utilisera dans cette étude des échantillons de tissus de cancer ovarien en vue d’élaborer un outil de dépistage rapide et précis qui pourra éventuellement servir dans un cadre clinique. London Regional Cancer Program, Université Western Ontario.
Définition du rôle des cellules souches ovariennes et de celui du gène BRCA1 dans le déclenchement du processus tumoral
L’identification des cellules souches ovariennes normales avant qu’elles ne deviennent des cellules souches cancéreuses pourrait permettre de prévenir ou de dépister leur transformation en cellules souches cancéreuses. La compréhension de ce processus devrait révéler certaines caractéristiques uniques des cellules souches ovariennes et permettre ainsi de mettre au point des stratégies misant sur le ciblage ou l’inhibition. Université d’Ottawa, Institut de recherche en santé d’Ottawa.
Étude de deux micro-ARN (miARN) très prometteurs afin de déterminer s’ils ont la sensibilité et la spécificité nécessaires pour le dépistage efficace du carcinome séreux de haut degré de malignité en milieu clinique
Le cancer de l’ovaire le plus courant est le carcinome séreux de haut degré de malignité, qui représente de 65 à 70 % des nouveaux diagnostics. La plupart de ces patientes sont diagnostiquées à un stade avancé, alors que le taux de survie à long terme est inférieur à 30 %. BC Cancer Research Agency.
Pour de plus amples renseignements au sujet du financement par Cancer de l’ovaire Canada des projets de recherche sur le dépistage précoce et la prévention, veuillez communiquer avec Elisabeth Ross, directrice générale de Cancer de l’ovaire Canada, au 1 877 413-7970.
2008
Cancer de l’ovaire Canada a reçu 18 demandes de subvention. L’organisation a pu octroyer six subventions totalisant 171 120 $ :
Biomarqueurs dans les maladies annexes de l’utérus avec l’accent sur le cystadénocarcinome séreux
Projet pilote visant à repérer les premiers changements moléculaires qui précèdent la propagation du cancer de l’ovaire et à déterminer le rôle des trompes de Fallope dans la tumorogénèse séreuse. Le carcinome séreux de haut degré de malignité est le type de cancer de l’ovaire le plus courant et il a tendance à progresser rapidement. Service de pathologie, University Health Network, Toronto (ON).
Prévention du cancer de l’ovaire héréditaire par l’administration de suppléments de DIM par voie orale
Étude visant à évaluer la capacité du diindolylméthane (DIM) à réduire le risque de cancer de l’ovaire en augmentant les niveaux normaux de la protéine BRCA1 (les femmes ayant subi des mutations du gène BRCA1 ont des niveaux de protéine de 50 % inférieurs à la normale et courent un risque évalué à 40 % de développer un cancer de l’ovaire au cours de leur vie). Le DIM est l’agent anticancéreux que l’on retrouve dans le brocoli et les autres légumes crucifères. Women’s College Research Institute, Toronto (ON).
Projet de dépistage précoce du cancer de l’ovaire (OCESP)
Étude visant à vérifier la possibilité que le col de l’utérus serve de réservoir de biomarqueurs des trompes de Fallope et du micro-environnement ovarien. Les chercheurs posent l’hypothèse qu’un test permettant d’analyser des échantillons prélevés dans les voies génitales inférieures d’une femme pourrait permettre de différencier les femmes ayant des ovaires et des trompes de Fallope normaux de celles présentant un cancer. Faculté d’obstétrique et de gynécologie/gynécologie oncologique, University of British Columbia et BC Cancer Agency, Vancouver (BC).
Longueur du télomère et âge d’apparition du cancer de l’ovaire héréditaire
Projet visant à mettre au point un examen de laboratoire permettant de prédire quelles femmes porteuses de mutations du gène BRCA1 sont les plus susceptibles de développer un cancer de l’ovaire. Les chercheurs croient que cela pourrait permettre de générer des ratios d'incidence approchés de cancer de l’ovaire à partir d’une longueur moyenne du télomère supérieure à un certain seuil. Les résultats pourraient aider les conseillers en génétique et les gynécologues oncologues à déterminer les risques et à cerner les avantages et l’âge idéal relatifs à une ovariectomie (ablation des ovaires). Division d’hématologie-oncologie, Hospital for Sick Children, Toronto (ON).
Expression différentielle des protéines dans l’épithélium ovarien des porteuses d’une mutation du gène BRCA1 comme biomarqueurs potentiels du cancer de l’ovaire
Étude visant à vérifier une théorie voulant que les cellules ayant subi des mutations du gène BRCA1 renferment les mêmes protéines que les cellules tumorales, et que ces protéines communes constituent des signes précoces du développement du cancer de l’ovaire. Des centaines d’échantillons seront examinés en vue de repérage des protéines spécifiques aux cellules cancéreuses. Ces protéines pourraient devenir des biomarqueurs. Programme des structures et des fonctions moléculaires, Hospital for Sick Children, Toronto (ON).
Découverte d’un nouveau biomarqueur éventuel pour le dépistage précoce du cancer de l’ovaire
Étude visant à déceler la présence dans le sérum d’une protéine spécifique, la protéine NPC2, afin de diagnostiquer le cancer de l’ovaire. Des études ont révélé la présence de cette protéine dans pratiquement tous les cancers de l’ovaire. Les résultats, s’ils s’avèrent prometteurs, pourraient mener à la découverte d’un nouveau biomarqueur pour le dépistage précoce du cancer de l’ovaire. Le sérum CA-125 est le seul biomarqueur cliniquement accepté, mais en raison de sa faible spécificité en ce qui concerne les premiers stades de la maladie, il n’est pas très utile pour le dépistage. Service de pathologie et de médecine de laboratoire, Mount Sinai Hospital, Toronto (ON).